Amazigh, c'est mon prénom et j'en suis fier je porte en moi toutes les couleurs de la terre Tatouée sur le coeur, l'Histoire de mes frères Je cultive le souvenir, bucolique et amer.
Fils de la Nature, j'en suis l'enfant originel Elle me caresse de ses murmures venus du ciel Auprès des sources vives, des parfums de miel Chaque grain de poussière de cet existentiel.
Je vis au rythme des saisons, à leurs sourires Du printemps à l'hiver en chacun des soupirs J'ai besoin de cette mère qui m'aide à survivre Parfois mélancolique, sentimental, je l'admire.
Posés, au bord de l'âme, les ancêtres heureux Puisent à ma mémoire le refrain d'hier joyeux Parmi le troupeau paissant à l'espace herbeux Le soleil me caresse, tel les paroles de Dieu.
Le dos accolé à l'arganier, je pleure Je regarde, impuissant, les jours se meurent Illuminant ma vie de ces mots qui effleurent Amazigh, Homme libre jusqu'à mon heure ...
Le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad sont attendus aux obsèques du poète, qui pourraient être les plus imposantes depuis celles du chef historique des Palestiniens Yasser Arafat en novembre 2004.
Le poète Darwich sera inhumé mercredi à Ramallah
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Le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé aux Etats-Unis, doit être enterré mercredi au cours de funérailles nationales à Ramallah, en Cisjordanie, a indiqué lundi 11 août l'Autorité palestinienne Des dizaines de milliers de personnes, et notamment le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, sont attendues aux obsèques, qui pourraient être les plus imposantes depuis celles du chef historique des Palestiniens Yasser Arafat en novembre 2004. Mahmoud Darwich, l'un des plus grands poètes contemporains de langue arabe, sera inhumé près du palais de la Culture de Ramallah, à un endroit d'où peut être aperçue la banlieue de Jérusalem, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat. La direction palestinienne a fait imprimer quelque 5.000 drapeaux palestiniens à l'effigie de Mahmoud Darwich pour les déployer lors des funérailles. Exil dans les années 1970
Une délégation officielle palestinienne est allée aux Etats-Unis pour s'occuper du transfert de la dépouille vers Ramallah via Amman, la capitale jordanienne, selon des sources officielles. Le poète, qui souffrait d'une maladie cardiaque, est mort samedi aux Etats-Unis dans un hôpital de Houston (Texas), où il avait subi une intervention chirurgicale à l'âge de 67 ans. Il avait acquis une notoriété internationale, avec une trentaine d'ouvrages traduits en 40 langues. Lauréat du prix Lénine de l'ex-URSS, chevalier des Arts et des Lettres (France), il avait reçu à La Haye le prestigieux prix Prince Claus pour "son oeuvre impressionnante". Son célèbre poème daté de 1964, "Identité", sur le thème d'un formulaire israélien obligatoire à remplir, est devenu un hymne repris dans tout le monde arabe. Au début des années 1970, il avait choisi l'exil, avant de s'installer dans les territoires palestiniens en 1995.
Chante mon coeur, chante Chante cet Amour A la nuit emplie de rêves Caressant de ses ailes de brume Les étoiles filantes Aux cieux illuminés de pépites d'or Lorsque la lune joueuse Pose ça et là, quelque rayon éphémère A la pointe de nos baisers vermeils Parmi le murmure des ruisseaux
Chante mon coeur, chante Chante le beau sentiment Sous le regard de l'ange musicien Au bouquet de Je t'Aime Vêtue d'une peau de lumière Je me baigne à son corps d'un soupir Tandis que l'heure clôt la paupière au temps Nous nous élançons à la voie lactée Les coeurs humides d'Amour Vers un ailleurs ...